A deux semaines des élections cantonales sondages criminels : Le Pen, Sarko, DSK voilà ceux qui intéressent nos médiacrates serviles.
Vendredi 4 mars,
à Cabestany, en présence de Martine Billard coprésidente du parti de gauche, devant une salle remplie de militants déterminés, s’est tenu un meeting citoyen et combatif du Front de Gauche pour que le 20 mars 2011, lors des prochaine cantonales, la politique de la droite soit mise en accusation et si possible « out ».
La vraie bataille est là ! Lutter sans relâche et sans se laisser distraire contre la politique de la droite.
Les conditions pour que ce combat gagne en ampleur n’ont jamais été aussi grande.
Cet automne des millions de citoyens étaient dans les rues pour s’opposer aux régressions sociales que nous imposent les financiers.
Le chômage qui augmente, les prix des logements et de des loyers qui explosent, l’enterrement de la retraite à 60 ans, la mort de l’école publique, la disparition de la sécurité sociale, c’est l’œuvre de qui ?
Des Noirs ? Des Blancs? Des Arabes ? Des Immigrés ? Des Musulmans qui prient dans les rues ? Des Catholiques qui défilent dans les rues à la « Sant Jordi »
Les délocalisations, ou les spéculations sur les matières premières, sont-elles l’œuvre des Libyens ou des yéménites ou celle de sociétés occidentales bien blanches, bien friquées elles aussi !
Non ces politiques régressives sont issues d’une seule source : la rapacité financière. Et ça voyez vous il ne faut pas que ça se sache ! Et surtout il ne faut pas que ce soit un sujet soumis au vote.
Quand plus de 60% des français s’opposent dans un sondage à la régression sur les retraites, organise-t-on un référendum pour confirmer la volonté du peuple ? Non ! On passe en force et on s’en vante.
Et quand des élections locales se présentent, quand le risque d’un vote populaire sanction se précise, alors on nous parle d’autre chose et on nous sort des placards la marionnette du « loup garou » ou de la « bête du Gévaudan » qu’on nous place sur le chemin barrant le vote pour une autre politique !
Halte là brave gens pas dans cette direction la « bête » s’y trouve en embuscade ! Et on nous montre la sortie …Par ici ->porte UMP, ou par là ->porte PS !
Et que fait le citoyen mort de trouille ? Face au danger il vote Chirac ! Sarko ! ou DSK.
Ouf ….le danger est passé…on a eu chaud.
On peu continuer à délocaliser sans crainte, supprimer un à un les services publics, allonger le temps de travail ouvrant droit à la retraite, bloquer les salaires, empoisonner nos concitoyens avec des médicaments, … au passage on fera une petit piqure de rappel…HOUUUUUUU !….HOUUUUUU ! …… entendez-vous le loup garou ?....il est à 20%....
Voici ce que dit François de La Pierre à propos du dernier sondage en ligne ……
Par François Delapierre – 6 mars 2011
Ca y est, comme je l’annonçais dans un éditorial que j’ai écrit il y a trois semaines (ici) un sondage va finalement annoncer Marine Le Pen au deuxième tour. En 2012, bien sûr, dans 15 mois, ce qui permettra aux sondeurs de rappeler le moment venu d’un air docte que leurs enquêtes ne sont jamais que des photographies de l’opinion et qu’elles n’avaient donc aucune valeur prédictive. Je rappelle juste qu’il y a des élections cantonales dans deux semaines… et pourtant aucun sondage à leur sujet ! Il faut dire que dans ce cas la vérification se ferait sans attendre.
Toujours est-il que ce sondage « choc » est l’occasion de vous mettre en garde lorsque vous voyez dans la fiche technique d’un sondage qu’il s’agit d’un sondage en ligne. Les sondages en ligne sont en effet encore moins fiables que les autres. C’est possible les sondeurs l’ont inventé !
Les sondages en ligne ont été inventés pour faire des économies. En se passant d’enquêteurs, bien sûr, mais ceux-ci ne coûtent pas bien cher. Ce sont en général des précaires très mal payés (il faut lire à ce sujet le bouquin de Rémi Caveng, « un laboratoire du salariat libéral », qui vient tout juste de sortir ou pour les pressés et les radins aller ici). Non le principal coût des sondages est lié à l’explosion du nombre de gens qui refusent de répondre… Dans un sondage en ligne, on attire donc les participants par une rémunération, soit fixe (ce qui est cher donc rare) soit le plus souvent par un prix. 54% des personnes qui participent à ces panels admettent ainsi mentir pour décrocher le gros lot (selon un sondage!).
En plus dans tous les sondages les scores du FN sont redressés pour tenir compte des sous-déclarations. Or il est plus facile de dire que l’on vote le Pen dans un sondage en ligne tout seul devant son ordinateur qu’en face-à-face devant un enquêteur humain (peut-être basané de surcroît!). Pour pouvoir s’assurer que le redressement n’est pas le même dans ce sondage que dans les sondages classiques, il faudrait que les instituts acceptent de publier leurs chiffres bruts. Une proposition de loi vient d’être votée au Sénat qui en fait obligation aux sondeurs. Mais le gouvernement a annoncé qu’il n’était pas du tout pressé de l’inscrire à l’ordre du jour de l’Assemblée. Le lobby des sondeurs s’active en coulisses…
Autre biais qu’entraîne cette technique frelatée, à part ceux qui veulent gagner quelque chose, les sondages en ligne mobilisent les plus « militants » et survalorisent de ce fait une mouvance FN chauffée à blanc. Enfin on pourrait rajouter l’effet de panel, bien connu en sciences sociales. Le simple fait pour les participants à ces panels de répondre souvent à des sondages modifie la perception qu’ils ont de l’actualité politique. Ils lisent davantage, essaient de deviner les évolutions de l’opinion… et finissent par obéir aux prophéties qui dominent le monde médiatique.
Pour en savoir plus sur ces questions et raffermir votre vigilance démocratique, je vous conseille le site Observatoire des sondages à qui j’ai aussi piqué l’illustration de la Une, pas renversante mais franchement plus sympathique qu’une photo de Mme Le Pen.