Le CDDEL (Collectif de Défense des Droits Et Libertés)
Le CDDEL (Collectif de Défense des Droits Et Libertés)
vous invite, après un point sur les différents fichiers par
Gilles SAINATI du Syndicat de la Magistrature,
à venir débattre sur le sujet à l’issue du film « bienvenue à Gattaca »
le 17 juin à 19 heures au cinéma Castillet
Le film : Dans un monde futur, on peut choisir le code génétique des enfants. Gattaca est un centre d’études et de recherches spatiales pour des gens au patrimoine génétique impeccable. Jérôme, candidat génétiquement idéal, voit sa vie détruite par un accident tandis que Vincent, enfant naturel, donc au capital génétique « imparfait », rêve de partir pour l’espace. Chacun des deux va permettre à l’autre d’obtenir ce qu’il souhaite en déjouant les lois de Gattaca.
Dans cette société hautement technologique qui pratique l’eugénisme à grande échelle, les gamètes des parents sont triés et sélectionnés afin de concevoir in vitro des enfants ayant le moins de défauts et le plus d’avantages possibles.
Bien que cela soit officiellement interdit, entreprises et employeurs recourent à des tests ADN discrets afin de sélectionner leurs employés ; les personnes conçues de manière naturelle se retrouvent, de fait, reléguées à des tâches subalternes.
Témoignage de Philippe GALANO (syndicaliste CGT des ASF 66) : Licencié pour délit de manifestation en 2003 pour défendre les retraites, condamné pour avoir défendu mon emploi, les lois de sécurité intérieure de N.Sarkozy m’imposent désormais de me soumettre au prélèvement d’ADN. Après une procédure judiciaire de 7 ans, une condamnation pour « séquestration » à 3 mois de prison avec sursis et 20 000 € d’amende, j’ai décidé de ne pas me soumettre à ce prélèvement que je juge dégradant, dangereux pour la démocratie, stigmatisant les militants syndicaux comme des criminels en puissance. Je n’accepte pas que l’on puisse aujourd’hui en France banaliser ce que l’on appelle communément la criminalisation du mouvement social et à travers cela la condamnation à de lourdes peines, des militants, des syndicalistes. Face à cela, il nous faut en découdre publiquement pour montrer l’absurdité de cette politique et la dangerosité des lois qui criminalisent les mobilisations sociales, en délit de solidarité, en délit d’occupation d’entreprise, en délit de manifestation sur la voie publique.
Le débat : Nous sommes aujourd’hui confrontés dans notre société à des fichages multiples, justifiés par des motifs sécuritaires parfois fallacieux. En effet, que ce soit par la loi LOPPSI, les fichiers Edvige, Cristina ou Stic, les fichiers scolaires ou ceux de tout citoyen dans sa vie quotidienne, nous sommes fichés, parfois sans même en être informé.
Mais quand, dans le cadre d’une action syndicale ou de solidarité, nous sommes poursuivis pénalement, parce que nous avons manifesté notre désaccord sur le domaine public, dans notre lieu de travail, ou que nous venons en aide à des « sans papiers », non seulement notre responsabilité individuelle est engagée mais nous serons fichés par notre ADN comme des criminels.
Quel est l’enjeu d’une telle criminalisation de l’action syndicale ? d’actes de solidarité ?
Le CDDEL (Collectif de Défense des Droits Et Libertés)
vous invite, après un point sur les différents fichiers par
Gilles SAINATI du Syndicat de la Magistrature,
à venir débattre sur le sujet à l’issue du film « bienvenue à Gattaca »
le 17 juin à 19 heures au cinéma Castillet
Les signataires du CDDEL: APEX, ASTI 66, CFDT Interco, CFDT Conseil Général, CGT Santé et Action Sociale, CGT UD, CGT Conseil Général, FERC CGT, CGT Reseda, CNT, FCPE, FO UD, FO Conseil Général, FSU, LCR/NPA, Ligue des Droits de l’Homme, MRAP, PCF, SNPES-PJJ-FSU, SNES, SNUIPP, SNEP, SOLIDAIRES, SUD Education, SUD Protection Sociale, SUD Santé Sociaux, Syndicat de la Magistrature, UNSA, Les VERTS, des professionnels et des citoyens …