Le pataquès de l’UMFN (Union des Mouvements pour le Front National) sur la Laïcité
Jeudi 30 Avril
Fillon n'assistera pas à la convention UMP sur la laïcité !
Hier on apprenait que, les représentants des six grandes religions de France, réunis au sein de la Conférence des responsables de culte en France (CRCF), prenaient leurs distances avec le débat controversé sur la laïcité, souhaité à l'Elysée. Aujourd’hui on apprend qu’ « en accord avec l’Elysée » Fillon n’ira pas débattre.
Décidément, l’UMP transformé par les talonnettes de Sarkozy en UMFN (Union des Mouvements pour le Front National) ne sait plus à quelle boussole se fier.
Si vous avez du mal à comprendre pourquoi la laïcité est source de ce pataquès monumental du pouvoir, regardez cette vidéo extraite des ateliers sur la laïcité organisée par le Parti de Gauche.
(Il s’agit de la conférence qu’Henri Peña-Ruiz prononça à cette occasion)
« La gauche ne doit pas laisser la défense de la laïcité à la droite, qui d’ailleurs l’a copieusement bafouée en subventionnant les écoles privées religieuses alors qu’elle ne cessait d’aggraver les conditions matérielles de l’école publique par des milliers de suppressions de postes. La boussole, en la matière, est simple : tout l’argent public pour les services publics, qui sont universels, donc communs aux croyants et aux athées
Un rappel. Au moment où Jean Jaurès préparait la loi de séparation de l’État et des églises, il pensait déjà aux retraites ouvrières. L’argent qui ne va plus aux cultes peut désormais être consacré à l’intérêt général. Les retraites ouvrières sont communes aux croyants et aux athées. Aujourd’hui c’est l’inverse : l’État se prétend trop pauvre pour assurer ces retraites, mais il se découvre assez riche pour financer des religions qui n’engagent que les croyants… »
Mais si vous voulez en savoir plus écoutez : Henri Peña-Ruiz
Henri Peña-Ruiz est philosophe, membre du Parti de Gauche.
Inaugurée et inventée par le Parti de Gauche, la méthode d'élaboration des Ateliers législatifs permet aux citoyennes et aux citoyens de s'impliquer en amont de l'élaboration d'une loi. Les objectifs, mais aussi ses formulations précises font ainsi l'objet d'un débat public. C’est une manière de lutter contre la confiscation
de la souveraineté populaire et une contribution à la révolution citoyenne que nous appelons de nos vœux.