Les Impecteurs de l'éducation..... en grève !
Voici quelques extraits de l’article que publie Médiapart sur la « grève des inspecteurs de l’éducation » L’article complet c’est ici : http://www.mediapart.fr/journal/france/090211/education-les-inspecteurs-leur-tour-en-greve
Un article de Lucie Delaporte.
Les magistrats ne sont pas les seuls, cette semaine, à exprimer leur colère. Autre profession d'ordinaire très discrète, les inspecteurs de l'éducation nationale, intermédiaires entre le ministère et les enseignants, vivent de plus en plus mal l'autisme de leur hiérarchie face à la dégradation des conditions d'enseignement. Très visibles dans les cortèges lors des manifestations du 22 janvier, un certain nombre d'entre eux devraient, cette fois encore, participer à la journée de grève organisée jeudi 10 février dans toute la France pour dénoncer la casse de l'école. «Le mécontentement est grand», confirme Michel Gonnet, secrétaire général du SNPI-FSU. …….
Rouage essentiel de la mécanique éducative, les quelque trois mille inspecteurs chargés tout à la fois de faire appliquer les réformes, d'évaluer les enseignants et de participer à la recherche pédagogique, ne cachent plus aujourd'hui leur malaise….. ils vivent de plus en plus mal leur impuissance devant les suppressions massives de postes (16.000 cette année) ou la réforme bâclée de la formation des enseignants.
……Le chaos causé par l'arrivée des jeunes enseignants stagiaires sans aucune formation pratique? Ils l'avaient annoncé les premiers, avec force, sans être entendus…..
· «Etre là pour étouffer les problèmes»
«Il y a aujourd'hui une forme de souffrance au travail des enseignants. Mais quand on fait remonter les difficultés des jeunes stagiaires à notre recteur à Lille, il nous affirme que, selon ses statistiques, il n'y a pas plus de démissions qu'avant... donc que tout va bien!», rapporte Michel Volckrickc du SI.EN Unsa, principal syndicat des inspecteurs. «Alors que notre rôle est d'être l'interface entre le ministère et les enseignants, on se retrouve dans une position de tampon, avec le sentiment d'être là pour étouffer les problèmes du terrain.»
C'est un diagnostic que partage Patrick Roumagnac, secrétaire général du SI.EN: «Une coupure s'est établie au sein de la chaîne pédagogique. Nous devrions être les relais entre les échelons décisionnels et la mise en place sur le terrain. Or, sur le terrain, cela n'arrive plus à passer. Quand un recteur nous dit, avec les suppressions postes, ne vous inquiétez pas cela va très bien se passer, si on tient ce discours auprès des enseignants, on se disqualifie complètement!»
......Aujourd'hui, on nous demande d'être les VRP de choix politiques qui ne sont pas discutés. Et si l'on fait part de nos réserves ou de nos doutes, on nous renvoie à notre devoir de loyauté.»
Pour Michel Gonnet, secrétaire général du SNPI-FSU, l'exigence de loyauté ne saurait entamer leur liberté d'expression qui est «pleine et entière. Il y en a beaucoup qui n'en usaient pas mais qui ont, aujourd'hui, décidé de ne plus se taire».
Je pense que nous serons nombreux, en lisant cela, à dire : enfin !