Pour Gaby Cohn-Bendit, l'école c'est de la merde!

Publié le par LE PARTI DE GAUCHE

Voila des Politiciens comme on ne veut plus en voir ! Comme je ne veux plus en voir !
Foutons les dehors aux Régionales 2010 !
Ici en languedoc Roussillon nous allons en  avoir la possibilité
Georges

Mais en attendant laissons parler ceux qui se discréditent eux mêmes:



Régis Soubrouillard - Marianne 2 | Dimanche 10 Janvier 2010 à 09:53

Vincent Peillon organisait hier un débat sur l'éducation à l'initiative de l'association Zy'Va. Autour de lui, Malek Boutih, Marielle de Sarnez et Gaby Cohn-Bendit. Ce dernier a joué les provocateurs en clamant sa détestation de la France et des profs en exigeant qu'ils commencent pas faire des colonies de vacances


Pas de Ségolène à l'horizon
Pas de Ségolène à l'horizon
« Elle est où Ségolène ?! » crie l’insolent posté juste derrière Vincent Peillon. Les caméras tournent. Peillon esquisse un sourire et poursuit son chemin.  Les premières rencontres du rassemblemen t «social, écologique et démocrate», organisées par l’eurodéputé PS, en novembre dernier à Dijon,  avaient vu le débarquement inopiné de l’ancienne candidate à la présidentielle.
Pris de court, très en colère de voir Ségolène lui voler la vedette et  ce qui devait être un débat sur l’école virer à la farce politique, Peillon qualifia l’intrusion de « coup médiatique », entre autres amabilités.
 
Ce samedi à Nanterre – Etait-ce le froid, la neige, Nanterre ?- Pas de Ségolène à l’horizon. La visite peut commencer. Quelques centaines de mètres dans le Petit-Nanterre avec Marielle de Sarnez, Malek Boutih et Gaby Cohn-Bendit. On regarde les immeubles, on salue les habitants. L’escorte médiatique suit : «ça va encore être un débat entre amis» lâche une habitante de la cité, visiblement habituée mais lasse de voir les pros de la politique débarquer dans son quartier, et s’en servir comme d’un décor, une scène, un vulgaire outil de promotion. Quelques gamines qui flairent déjà l’entourloupette se renseignent : « c’est des ministres ? ».
 

Une dernière photo devant les locaux de l’association Zy’Va, « Gaby, on attend Gaby ! ». C’est dans la boîte. Direction le centre socio-culturel pour le débat. Inutile d’attendre Ségolène, elle ne fera pas le coup une seconde fois. Cette fois-ci l’école, rien que l’école. Ou presque…Même le président de l’association Zy’Va est surpris par le nombre de chaînes de télés : « je pensais pas qu’il y aurait autant de caméras, je voulais faire un truc entre nous », explique-t-il,  résigné. Les caméras tournent. La salle est bondée, le débat peut commencer.

Combattre une approche consumériste et utilitariste de l'école
Un débat entre nous...

Un débat entre nous...
Comme à l’école, tout le monde se présente et chacun y va de sa petite touche personnelle. Peillon : « j’ai été prof,  agrégé de Philo et j’ai enseigné à Nanterre »  au lycée Joliot-Curie » précise-t-il. Marielle de Sarnez fait son petit effet aussi : « Moi, pardon Vincent, je n’ai que le bac ». Applaudissements dans la salle.  

Gaby Cohn-Bendit, la boussole idéologique de son député européen de frère, qui a visiblement un compte sérieux à régler avec l’éducation nationale se lance dans une diatribe fourre-tout: «  je ne suis pas de ceux qui disent que les enseignants sont des gens formidables. Je n’aime pas mon pays ! Cette école qui crée les nationalismes ! Je n’aime pas l’école parce qu’elle n’est pas aimable !  Les enseignants, ils ont des primes pour venir enseigner en ZEP. Qu’est-ce que ça veut dire ! Il y a peut-être 15% de profs qui se donnent à leurs élèves… ».

«  ça c’est le marketing Cohn-Bendit »
résumera d’une pichenette Malek Boutih, avant de développer son propos : « Moi j’’aime l’école, c’est par ça qu’on réussit, grâce à des enseignants. Mais aujourd’hui, les citoyens ont une approche consumériste, utilitariste de leur école. Il n’y a pas que des pauvres petits parents tout seuls.   Mais pour moi, la priorité, c’est qu’Il y a de graves inégalités géographiques. C’est une politique inégalitaire qu’il faut mettre en place pour retrouver l’égalité  ».  La salle, réduite pour le moment, à faire –ou non- la claque,  acquiesce.

Cohn Bendit pour des profs-animateurs de colonies
Gaby avant le débat

Gaby avant le débat
Quand le débat s’engage un peu, Vincent Peillon avoue l’échec politique de son parti dans ce domaine : «avec Allègre, le PS a perdu l’électorat enseignant sans réformer l’école. L’’argent qu’on met dans les grandes écoles ou les classes prépas est aujourd’hui supérieur à celui qui va aux universités. Il faut fondre tout ça. Rompre avec la primauté des maths, nous sommes le seul pays à sélectionner sur un seul critère, et mettre le paquet sur les fondamentaux dans le primaire avec de nouveaux investissements. Tout ça ne se fera pas sans une profonde réforme de la solidarité des territoires. Un vaste chantier, une priorité ».

Voilà pour la bonne bouche. Mais de débat, il n'y aura point, juste un exposé des problèmes de l'éducation et quelques propositions. Mais même les meilleures intentions se perdent dans l’irrationnel.  Marielle de Sarnez ouvre le feu : « il faut faire la même chose que tout ce qui se fait en Europe. Des enfants moins stressés, le sport, les arts plastiques, la promotion des filières courtes, ça marche très bien ». Et c’est moins cher. Le programme de l'OCDE en plus cool, avec le sourire en plus. On espère que François Bayrou va la gronder à son retour au local du Modem.

Gabriel Cohn-Bendit, impayable mais sérieux  : « un préalable avant d’avoir été enseignant, c’est d’avoir fait une colonie de vacances et de s’en sortir avec les mômes». Et de poursuivre dans sa démarche marketing : « il faut faire de la publicité comparative entre les méthodes de l’école traditionnelle et les nôtres et on verra les résultats ! Moi à l’école, je veux le petit avec la kippa, la petite avec le voile. J’en ai marre des républicains, j’aime les monarchies du nord ! C’est ça qui marche !».

Les habitants du quartier n'auront que très peu le micro, même l’animateur se plaindra de ce « débat verrouillé par des professionnels »-décidément- après l’intervention d’une élue UDF qui venait de poser une question sur « les meurtres à l’école »


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L
<br /> Asurde...Tout comme la déclaration faite par David<br /> Hermet (NPA) "Frêche n'est pas un homme de gauche..."<br /> Ah bon...<br /> <br /> (pour rester dans le sujet de l'enseignement)<br /> <br /> <br /> Discours de M. Georges Frêche<br /> Président du Conseil régional Languedoc Roussillon<br /> <br /> samedi 26 mai 2007, par FCPE 34<br /> <br /> <br /> <br /> Je voudrais vous dire : « Enfin vous vîntes ». Cela fait 60 ans que nous vous attendions. En effet les prémisses de la FCPE se trouvent dans le conseil laïc de Béziers, il y a 60 ans en 1947. C’est<br /> de Béziers qu’est parti le mouvement qui allait s’étendre d’abord aux écoles primaires puis aux collèges puis aux lycées pour devenir la FCPE, aujourd’hui la première association de parents<br /> d’élèves de France. J’ai milité 15 ans avec vous, quand mes enfants étaient à l’école, j’en ai tiré beaucoup d’enseignements passionnants et, depuis, je reste un ami de la FCPE.<br /> <br /> Je veux vous saluer tous, amicalement, avec une petite mention particulière pour un ancien recteur de la région, mon ami Bernard Toulemonde qui est là et qui revient sur cette terre héraultaise où<br /> il nous a tant aidé, avec intelligence, du temps qu’il était recteur.<br /> <br /> J’ai dit « enfin vous vîntes » parce que pendant 30 ans j’ai été maire de Montpellier puis je suis parti pour m’occuper de la région. J’ai laissé la ville à une femme de grande qualité, Madame<br /> Mandroux, que j’excuse aujourd’hui parce qu’elle est en dehors de Montpellier. Elle est représentée par mon ami le premier adjoint, Michel Guibal, qui s’est adressé à vous tout à l’heure et qui est<br /> mon collègue à la faculté de droit.<br /> <br /> Pendant ces 29 ans j’ai beaucoup attendu le congrès Cornec. Dans ce Palais des Congrès que j’ai fait construire il y a une dizaine d’années, nous avons accueilli tous les grands congrès français et<br /> nous vous attendions. Peut-être parce que nous sommes proches cela a-t-il rendu les choses plus difficiles. Enfin, au bout de 60 ans, vous tenez votre premier congrès ici.<br /> <br /> Cela me fait chaud au cœur, cela me ravit et je suis très heureux de vous accueillir.<br /> <br /> Dans cette région nous travaillons étroitement avec la FCPE. Quand je suis arrivé, l’enseignement public, que vous défendez, était dans les 36èmes dessous. Pendant 18 ans, la région, gérée par une<br /> alliance de la droite et du Front national, n’avait strictement rien fait pour les lycées publics. Alors que nous étions, il y a 30 ans, une des régions en pointe sur le plan des résultats au<br /> baccalauréat, en Languedoc Roussillon nous étions devenus l’avant dernière région française. Les lycées étaient en déshérence. Pendant dix huit ans tout a été fait pour le privé, rien pour le<br /> public. Avec mon ami Max Lévita, qui est chargé des lycées, nous faisons un énorme effort. Depuis déjà trois ans, et pour les trois ans qui viennent, la région consacre 55% de son budget global aux<br /> lycées. Nous rattrapons en six ans un retard de vingt ans. Nous avons lancé un programme de construction de neuf lycées. Nous en inaugurerons deux au mois de septembre : le lycée Jean Vilar à<br /> Villeneuve-lès-Avignon et le lycée Rosa Luxembourg à Canet en Roussillon. Cinq autres sont lancés. Nous allons construire en six ans trois fois plus de lycées que la région précédente en dix huit<br /> ans !<br /> <br /> Nous avons aussi un programme de revalorisation des lycées publics. Actuellement il y a des travaux dans 29 lycées publics et à la fin de ce mandat nous aurons rénové l’ensemble des lycées du<br /> Languedoc Roussillon, soit 83 lycées publics. C’est extrêmement important.<br /> <br /> Mais il n’y a pas que les bâtiments qui comptent. Il y a les personnes. Bien sûr nous avons récupéré les TOS - c’est la loi sur la décentralisation- dans de bonnes conditions. Mais surtout nous<br /> avons trouvé 400 personnes en situation contractuelle, et nous sommes la seule région de France, c’est notre honneur de femmes et d’hommes de gauche, à avoir titularisé les 425 contractuels des<br /> lycées du Languedoc Roussillon.<br /> <br /> Et puis nous nous avons mis en place la gratuité des équipements scolaires dans les lycées et dans les lycées professionnels. Nous consacrons en moyenne pour chaque lycéen 180 euros par an. Pour<br /> les élèves des lycées professionnels c’est 300 euros par an. Nous avons ainsi réussi à faire en sorte que tout soit entièrement gratuit. Et là, je voudrais saluer l’intelligence et le courage de<br /> votre fédération. Je sais très bien l’intérêt que représentent pour vous ces bourses aux livres. Ce sont elles qui vous donnaient le moyen de contacter les militants et de les fédérer. J’ai<br /> participé à ces bourses donc je les connais très bien. C’est certain, avec la gratuité on supprime cette source de recrutement. C’est pourquoi j’ai apprécié la militance et l’intelligence avec<br /> lesquelles les cinq départements de notre région ont réagi. Vous nous avez demandé de faire les choses avec une certaine transition ce que nous avons essayé de faire. Vous avez compris que la<br /> gratuité des livres et des équipements était une des conditions de la réussite de l’enseignement public. Vous nous avez aidé à réussir et je vous en remercie parce que votre esprit, votre<br /> militance, votre intelligence l’ont emporté sur l’esprit de boutique.<br /> <br /> Nous aurons donc durant ce mandat construit 7 lycées. Les deux derniers suivront. Nous voulons construire un lycée à Lésignan dans l’Aude, et un à Argelès dans les Pyrénées Orientales. Pour le<br /> moment le recteur, sur ordre du gouvernement bien entendu, s’y oppose, mais nous les construirons quand même. Je l’ai décidé. Nous livrerons les bâtiments vides. Et nous verrons bien s’ils ont le<br /> courage de ne pas y mettre de professeurs.<br /> <br /> Et puis je voudrais dire un mot sur l’Education nationale dont vous êtes le principal bouclier. A l’heure actuelle, les gagnants de la présidentielle bombent le torse pour dire qu’ils vont remettre<br /> en cause la carte scolaire. Ils le font pour leur électorat, ils pensent ainsi gagner des voix. Dans la coulisse ils sont peut être un peu moins farauds que dans la réalité. Mais il n’en reste pas<br /> moins qu’ils sont tout à fait capables de le faire. Ce serait un drame. Parce que, à l’heure où le marxisme est en déclin, il n’en reste pas moins que l’analyse des classes présente toujours un<br /> grand intérêt. Or, supprimer la carte scolaire, c’est vraiment retourner à une sélection sur la base des classes. Cela se fait toujours un peu bien sûr. On utilisait les écoles d’application pour<br /> essayer de contourner les lois mais cela restait marginal alors que là cela se fera massivement : Il y aura les écoles pour enfants de riches et les écoles pour enfants de pauvres. Ce serait<br /> dramatique pour notre pays et pour le modèle laïc que la France s’est donné en 1905 et qui est aujourd’hui plus nécessaire que jamais. Si on veut amalgamer des gens de toutes origines qui font la<br /> richesse et la qualité de la population française, il faut savoir le faire dans de bonnes conditions avec ce brassage qui a lieu à l’école. Il est faux de penser que dans certains quartiers où il y<br /> a des populations allogènes ce serait plus difficile... Ce n’est pas vrai. Moi mes enfants sont allés à l’école primaire dans des quartiers réputés difficiles, cela ne les a pas empêchés de faire<br /> d’excellentes études. Donc je crois que vous avez tout à fait raison, il faut absolument que nous arrivions à faire respecter par l’Europe la valeur de notre modèle. Il faut que le modèle laïc<br /> devienne le modèle européen. Et nous ne devons pas transiger sur les principes. La laïcité est un élément fondamental de la paix sociale. Il faut que les gens de religions différentes puissent<br /> s’entendre. Ce que la laïcité a fait vis-à-vis de l’église catholique, en 1905, aujourd’hui cela vaut pour l’ensemble des églises et aussi pour les athées qui sont nombreux dans ce pays. Je crois<br /> que vous vous veillez sur ces principes et je voudrais Monsieur le président vous en remercier. Vous ne défendez pas seulement des intérêts de boutique, vous défendez l’intérêt national. Le modèle<br /> français est un modèle essentiel à l’Europe et il ne faut pas le laisser filer.<br /> <br /> Voilà les quelques mots que je voulais vous dire.<br /> <br /> <br />
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