QUI EST STRAUSS-KAHN ? Raoul Marc JENNAR. Envoi Jean Michel C. Extraits

Publié le par LE PARTI DE GAUCHE

QUI EST STRAUSS-KAHN ? Raoul Marc JENNAR. Envoi Jean Michel C. Extraits

Depuis quelques temps, les médias nous abreuvent d'articles et de sondages de nature à nous convaincre que Dominique Strauss-Kahn, s'il est candidat aux présidentielles, a toutes les chances de battre Sarkozy. Sans jamais nous rappeler ce qu'il a fait quand il était ministre de Jospin et ce qu'il fait à la tête du FMI. Bien entendu.

Qui sont ces médias ? Pour l'essentiel, les grands hebdomadaires de droite (L'Express, Le Point, Paris-Match, le Journal du Dimanche) et de la gauche libérale (Le Nouvel Observateur) et des quotidiens de droite comme Le Figaro ou La Tribune. Les sondages qui nous désignent déjà le prochain président sont commandés par des journaux de droite.

Il semble que les patrons de ces organes de presse (Lagardère, Dassault, '), déçus par l'actuel occupant de l'Elysée, préfèrent quelqu'un qui leur épargnera, espèrent-ils, grèves et manifestations.D'où la nécessité de nous présenter un candidat de la gauche dite moderne, dite réaliste, dite responsable.

Il me semble donc important de rappeler qui est celui qu'on invite avec tant d'insistance à soutenir, avant même que le PS ait choisi son candidat. Sans doute pour que ce choix soit celui du patronat… Il me paraît indispensable de rappeler les choix qui furent ceux de Strauss-Kahn quand il était ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie de Jospin :

* la privatisation des banques publiques : le GAN, le CIC, la Marseillaise de Crédit, le Crédit Lyonnais, le Crédit Foncier de France, le Groupe Caisse d'Epargne. Après le passage de Strauss-Kahn, il n'y a plus de secteur financier public.

* les autres privatisations. Sous l'impulsion de Strauss-Kahn, le gouvernement Jospin a davantage privatisé que les gouvernements de droite présidés par Balladur et Juppé : Airbus, France Télécom, Thomson-CSF, Thomson Multimedia Multimedia Air France, (NDLR Jospin est devenu ainsi le plus grand privatiseur de l’histoire de France)

* la « libéralisation » du secteur de l'énergie : Strauss-Kahn, qui défend les négociations de l'OMC, soutient l'adhésion du gouvernement Jospin aux propositions européennes (Barcelone) qui vont permettre ensuite à la droite de privatiser EDF-GDF.

* c'est lui qui met en place le régime des stocks options avec plusieurs mesures favorables à cette manière de rémunérer les hauts-dirigeants d'entreprises

* c'est lui qui lance l'idée de fonds de pension « à la française »

* c'est lui qui pousse Jospin à renier les engagements pris par le PS devant les électeurs, en 1997 : défendre et renforcer les services publics, défendre Renault-Vilvoorde, poser quatre conditions pour le passage à l'euro.

* C'est Strauss-Kahn qui, en 1999, a proposé Pascal Lamy pour que celui-ci devienne le Commissaire européen au commerce international (avant de devenir, ensuite, directeur général de l'OMC).

En 2003, Strauss-Kahn déclare à Tribune Juive qu'il se lève chaque matin « en se demandant comment il pourra être utile à sraël. »…

En 2005, Strauss-Kahn fait campagne pour le « oui » au Traité Constitutionnel Européen.

Le FMI de Strauss-Kahn poursuit 4 objectifs :

----- diminuer les salaires des fonctionnaires, remplacer les retraites par répartition par un recours aux assurances privées, réduire les investissements dans la santé, l'éducation, la culture

----- vendre les services publics aux firmes transnationales

----- flexibiliser le marché du travail en démantelant le droit du travail, en favorisant les délocalisations et en rendant les licenciements plus faciles

----- augmenter les profits des firmes privées en multipliant les exonérations de cotisations sociales ou d'impôts et en gelant ou en réduisant les salaires.

----- Ce sont ces politiques que le FMI de Strauss-Kahn impose aux pays du Sud. Avec la complicité de la Commission européenne, il fait de même avec les États de l'Union européenne.

Nul ne s'étonnera dès lors qu'il ait très officiellement exprimé son soutien aux « réformes » entamées par Sarkozy.

« On vit 100 ans, on ne va pas continuer à avoir la retraite à 60 ans ,» déclarait Strauss-Kahn au journal Le Figaro, le 20 mai 2010.

Quelle différence entre Sarkozy et Strauss-Kahn ? Celle qu'on peut trouver entre un Sarkobrun et un Sarkorose. C'est toujours du Sarko.

Il me semble urgent que, dès à présent, les partis à la gauche du PS fassent savoir qu'en tout état de cause, il leur sera impossible de soutenir Strauss-Kahn en 2012. Il ne suffit pas de changer une personne. Il faut changer de politique. Cela va sans dire, me dira-t-on. Mais cela va encore mieux en le disant.

Source et suite http://www.jennar.fr/index.php/qui-est-strauss-kahn/

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Publié dans billet d'humeur

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