conférence de presse du Front de gauche en vue des élections européennes, mardi 7 avril.

Publié le par Georges

Alors qu'en 2004, deux communistes, Francis Wurtz et Jacky Hénin, avaient été élus au Parlement européen, le Front de gauche, lancé avec le nouveau Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, "vise la gagne dans toutes les circonscriptions", a prévenu la secrétaire nationale du PCF, Marie-George Buffet. Pour cette dernière, l'alliance conclue avec le parti de l'ancien socialiste "marque un début de rassemblement à gauche". "Si on crée une dynamique, tout est possible", a-t-elle estimé, lors d'une conférence de presse en présence des sept têtes de liste (3 PCF, 3 PG et une associative), mardi 7 avril. Et de s'adresser "aux électeurs socialistes, du NPA, aux électeurs écologistes, aux républicains de gauche" pour qu'ils "dépassent les consignes de leurs organisations", afin de répondre à leur "désir d'unité".

 Il s'agit de "faire la démonstration" que l'"ébullition sociale" actuelle "peut s'exprimer politiquement dans le vote du 7 juin", a renchéri Jean-Luc Mélenchon, tête de liste dans le Sud-Ouest, tout en estimant que "c'est pas acquis". Le sénateur de l'Essonne a par ailleurs déploré un "acte tout à fait artificiel de division" posé par le Nouveau Parti anticapitaliste d'Olivier Besancenot, qui a préféré partir seul aux européennes, malgré les "points communs".

Pour Christian Picquet, qui, avec son courant Gauche unitaire, minoritaire au NPA, a rejoint le front début mars, "l'unique atout" de M. Sarkozy est "le vide politique à gauche". "Le problème n'est pas d'attendre 2012", ni un "hypothétique Mai-68", a-t-il lancé respectivement à l'adresse des socialistes et d'Olivier Besancenot. "Le problème, c'est une traduction politique, tout de suite, de ce que les hommes et les femmes de gauche attendent effectivement", a estimé le numéro trois de la liste en Ile-de-France.

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