La réforme des retraites un communiqué reçus...
Le voici, le voilà le gala des potins de campagne ! Et l'artillerie lourde est de sortie :
Le Président de la République entend faire des retraites le « marqueur de sa volonté de réforme ».
Le Medef et la Droite - dure la Droite - envoient déjà toute leur puissance de feu idéologique !
Certains médias s'y prêtent avec ardeur, nous montrant des exemples exemplaires de moins disant social européens, faut pas qu'ça move, faut qu'ça rentre !
Pourtant, les français ont bien voté non à cette Europe là !
Ensuite, ne pas s'attaquer de front à l'ensemble du salariat, Et vlan, passe moi les régimes spéciaux ! Vas y que j'te décortique les multiples strates du salariat, plutôt que de mettre en avant son unité !
Diviser, pour mieux régner… bonne vieille recette, toujours d'actualité !
Et ainsi soit il, les campagnes de pub vont bon train de leur « faut prévoir m'dame » ! La retraite par capitalisation sera la seule solution à… la réforme, faut qu'ça rentre, faut s'y faire !
Jeu, set et match ! Pile dans l'objectif du Medef : figer la part des retraites par répartition à 12/13% du PIB. Refuser* qu'il passe autour des 17% qui permettraient de maintenir un droit décent à la retraite à 60 ans et même à 55 ans dans les métiers à forte pénibilité.
Faire d'une pierre deux coups : préserver la part des profits dans le partage des richesses produites chaque année en se refusant à toute augmentation de la part patronale des cotisations retraites. En ménageant bien sur une place de choix pour les fonds de pensions privés, gérés par les compagnies d'assurance ou les banques. Ah les banques … (on y reviendra)
Et le sacro saint marché, il parait que quand pour lui ça va, pour l'économie ça va pas, décidément tout fout le camp !
Et le pompon ! Dès fois que ça marcherait, on nous fait croire que le « problème » des retraites, se résume à lui-même !
Quid, de l'emploi ? Du chômage de masse généré par une crise qui ne pénalise que le salariat privé et public, entériné par un RGPP furieuse ? Curieux tout de même qu'il n'y ait que dans les licenciements et les restrictions qu'on ne nous divise pas !
Quid de cet Etat qui distribue des aides publiques destinées à l'encourager et se tait lorsque les entreprises licencient ou délocalisent en masse ? Et les banques ? Ah les banques … (on y reviendra).
L'instauration de la retraite par répartition avait permis d'en finir avec l'équation vieillesse = pauvreté.
Les « vieux » n'existaient plus ; ils avaient été remplacés par une catégorie du salariat : les retraités.
Le résultat des lois Balladur et Fillon ont déjà réintroduit massivement de la pauvreté chez les retraités. La réforme espérée par Sarkozy va s'attaquer, entre autre, à notre espérance de vie.
L'allongement de l'espérance de vie est en partie du à la retraite à 60 ans… les années entre 60 ans sont les plus belles de la retraite, et les plus dures au travail : maladies, accidents, usure… comme en témoigne les tables de mortalité, travailler jusqu'à 65 ou 67 ans revient précisément à limiter son espérance de vie.
Bref, le feuilleton ou plutôt la saga ne fait que commencer, nous vous tiendrons informés de la teneur des négociations au fur et à mesure de leurs avancées … tout au moins calendaires.
« Les idées dominantes d'une époque n'ont toujours été que les idées de la classe dominante ».
La réforme des retraites sera le marqueur de notre volonté de résistance !
À suivre…